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Qui suis-je ?

Si je suis aujourd’hui sophrologue, c’est parce que la vie m’a appris — parfois durement — à écouter autrement.

Pendant des années, j’ai tenu bon, coûte que coûte.
J’ai porté, travaillé, donné sans relâche… jusqu’au jour où tout s’est arrêté.
Une paralysie faciale m’a clouée sur place.
Puis il y a eu le burn-out, cette sensation de vide absolu, de ne plus savoir où puiser la force.
Et en 2024, le cancer, celui qui oblige à regarder la vie autrement et qui était présent depuis plusieurs années.
Quand le corps dit « stop », il ne ment jamais : il parle à notre place, avec ses mots à lui.

J’ai longtemps cherché à comprendre pourquoi.
Pourquoi tant d’épreuves ? Pourquoi cette traversée si longue ?
Et puis j’ai compris : ce n’était pas un châtiment, c’était un chemin de transformation.
Chaque douleur, chaque perte, chaque nuit m’a appris la valeur du souffle, du calme, de l’instant.

Les personnes que j’accompagne viennent souvent chercher ce que j’ai moi-même cherché :
un apaisement, un sens, une manière de se réconcilier avec leur corps et avec la vie.
Je les accueille comme j’aurais voulu qu’on m’accueille autrefois :
avec douceur, respect, humanité — et sans jugement.

Mon cabinet à Gouesnou, c’est un peu ma seconde naissance.
Un lieu où tout ce que j’ai vécu prend enfin sens.
Où la souffrance d’hier devient une main tendue vers les autres.
Où l’on peut, ensemble, réapprendre à respirer, à se faire confiance, à se sentir vivant.

Je ne suis pas parfaite, je ne détiens aucune vérité.
Mais je sais une chose : on peut renaître, même après avoir cru que tout était fini.
Et si aujourd’hui j’aide les autres à traverser leurs tempêtes, c’est parce que je sais qu’au bout, il y a toujours une lumière — même fragile — qui attend.

Marie-Laure Lizé

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